Jackie McLean – 4, 5, and 6

58,00 € TVA comprise

Ingénieur de mastering
Vitesse
33⅓ RPM
Source
Entièrement analogique (AAA)
Pressage
Quality Record Pressings

En stock

✓ Expédition sous 1 à 2 jours ouvrés

LabelAnalogue Productions (Prestige)
Numéro de catalogueAPRJ 7048
GenreJazz

Ce qu’apporte le nettoyage

Sur demande, nous lavons votre disque avant l’expédition dans notre machine à ultrasons Klaudio, puis nous le contrôlons à l’œil. D’après mon expérience, cela vaut aussi la peine pour les disques neufs : le pressage peut laisser des résidus, et un sillon propre ménage votre cellule.

Pour cela, nous ouvrons le film — le disque arrive lavé dans votre colis. À partir de 5 € par disque, selon l’album.

J’ai conscience et j’accepte que le disque soit sorti de son film d’origine (celui-ci est joint à la livraison).

UGS : APRJ 7048 Catégories : , , ,

Un titre qui ouvre la porte à la musique

Quatre, cinq et six musiciens : Jackie McLean transforme cette simple suite de nombres en principe d’organisation d’un album. Enregistré durant l’été 1956, 4, 5, and 6 présente le saxophoniste alto dans trois formations de tailles différentes. Ces changements ne se limitent pas à ajouter une voix. Dans le quartet, son alto se tient seul devant le trio avec piano ; la trompette de Donald Byrd crée une conversation entre deux instruments à vent, tandis que le ténor de Hank Mobley porte à trois le nombre de personnalités distinctes au premier plan sur Confirmation. Une section rythmique commune relie ces perspectives. Les six interprétations suivent un dessein reconnaissable sans répéter une formule unique.

McLean avait bien avancé dans la vingtaine et appartenait à une génération pour laquelle la musique de Charlie Parker était à la fois un point de départ et un défi permanent. Le langage mouvant du bebop restait central dans son jeu. Pourtant, même à ce stade précoce, le son d’alto caractéristique et tendu de McLean ne se laisse pas réduire à une étiquette stylistique. Il donne à une mélodie un tranchant incontestablement personnel. Des standards familiers rendent cette individualité particulièrement accessible : savoir où va un air permet à l’auditeur de prêter davantage attention à la manière particulière dont un musicien le parcourt.

Ces séances ont lieu au studio de Rudy Van Gelder à Hackensack, avant son déménagement dans les futurs locaux d’Englewood Cliffs. Bob Weinstock supervise la production pour Prestige. Ces noms appartiennent à l’histoire du disque, mais son attrait musical est plus précis. McLean explore différentes relations : le contact direct avec sa section rythmique, un dialogue avec la trompette et un ensemble de vents plus étoffé. L’album constitue donc une manière enrichissante de découvrir un jeune leader à travers le choix de ses partenaires autant que par ses solos. Son modeste titre numérique indique une approche réfléchie des possibilités d’un petit groupe.

Jackie McLean · vers 1956 · illustration d’inspiration historique
Jackie McLean · vers 1956

Mal Waldron et le langage partagé de la section rythmique

Le pianiste Mal Waldron, le contrebassiste Doug Watkins et le batteur Art Taylor fournissent les fondations sur les six morceaux. Leur présence continue est essentielle au concept. Le groupe change de taille, mais son environnement musical sous-jacent reste familier. Comparer les interprétations en quartet aux formations plus étoffées ne revient pas à passer d’un groupe à un autre entièrement différent. Cela révèle plutôt comment les trois mêmes accompagnateurs s’adaptent lorsqu’un autre instrument à vent a besoin de place, ou lorsque McLean devient le seul instrument mélodique devant eux.

Waldron mérite une attention particulière. Sa contribution ne se limite pas à remplir l’espace harmonique ou à placer un solo de piano entre les chorus des instruments à vent. Un accord peut soutenir une ligne ou souligner sa direction ; le choix de ne pas répondre peut aussi lui laisser de la place. Aux côtés d’un son d’alto aussi personnel que celui de McLean, cette relation devient particulièrement intéressante. Une approche d’écoute utile consiste à détourner parfois l’attention du saxophone pour suivre les points d’entrée du piano. La manière dont un accompagnateur modifie la pression autour d’une phrase appartient à la substance expressive de l’interprétation, même lorsque ce musicien n’est pas au premier plan.

Watkins et Taylor donnent leur mobilité à ces échanges. La contrebasse associe repères harmoniques et élan ; la batterie articule ce mouvement sans ajouter une autre voix mélodique soutenue. Dans un quartet, l’interaction des trois musiciens de la rythmique est particulièrement exposée. Lorsque Byrd ou Mobley les rejoint, les mêmes impulsions doivent porter un plus grand nombre de voix. 4, 5, and 6 offre ainsi un portrait compact d’une culture d’ensemble où une section rythmique conserve son caractère tout en répondant à des voix solistes changeantes. Les noms qui apparaissent plus bas dans la liste des musiciens sont essentiels à la construction du disque et ne constituent pas de simples crédits d’accompagnement autour du leader.

Mal Waldron · vers 1956 · illustration d’inspiration historique
Mal Waldron · vers 1956

Standards, Parker et un sextet au centre

Sentimental Journey ouvre l’album avec une chanson familière transformée en cadre d’improvisation. Why Was I Born? se tourne ensuite vers le répertoire de Jerome Kern et Oscar Hammerstein II. Les deux sont des interprétations en quartet, laissant beaucoup d’espace à McLean. Garder la mélodie originale à l’esprit permet de suivre les changements de longueur des phrases, d’accentuation et de distance mélodique. C’est une manière accessible d’entrer dans la musique : la composition fournit les repères tandis que le langage personnel de l’improvisateur devient progressivement le centre de l’attention.

Donald Byrd rejoint le groupe pour Contour de Kenny Drew. La trompette change les proportions sans transformer encore le groupe en grand ensemble. Deux approches différentes du son peuvent désormais se rencontrer dans le thème et se distinguer dans les improvisations. Sur la deuxième face, Confirmation de Charlie Parker prolonge cette progression avec la formation la plus étoffée. Hank Mobley ajoute le saxophone ténor, plaçant trois registres et personnalités reconnaissables au premier plan. L’interprétation la plus longue de l’album devient ainsi également le centre de son exploration de la taille des ensembles.

Mobley n’apparaît que sur Confirmation. Le nombre six ne décrit pas un groupe fixe pendant tout le disque. Byrd est lui aussi absent des trois morceaux en quartet : ses contributions sont Contour, Confirmation et Abstraction. Ces changements aident à expliquer pourquoi l’album trouve sans cesse un équilibre différent malgré le maintien de sa section rythmique. Après le sextet, When I Fall in Love revient au quartet. Le contraste avec la composition élaborée de Parker attire l’attention sur la façon dont McLean traite une mélodie soutenue et chantante, ainsi que sur la relation entre un air familier et une voix instrumentale fortement individuelle.

La composition de Mal Waldron, Abstraction, clôt le disque avec Byrd dans le quintet. Au lieu de retrouver la formation d’ouverture, le programme se termine par la configuration intermédiaire des trois. Cela fait partie de son attrait particulier pour les collectionneurs des premières séances Prestige. Le disque offre davantage qu’une rencontre fortuite de noms remarquables : sa construction invite activement à la comparaison. Les auditeurs familiers du travail ultérieur de McLean peuvent explorer les qualités déjà présentes ici ; les nouveaux venus disposent de chansons familières, d’une composition de Parker et de petits groupes clairement définis comme voies accessibles vers une personnalité musicale distincte. Les changements de distribution ne sont pas de simples informations de contexte. Ils constituent l’un des plaisirs principaux de l’album.

Le LP mono Analogue Productions

Portant la référence APRJ 7048, cette édition appartient à la Prestige Mono Series d’Analogue Productions. Elle présente l’album sur un LP simple à 33⅓ RPM. Kevin Gray a gravé le disque à partir des masters analogiques, et Quality Record Pressings fabrique la version actuellement annoncée à 180 grammes. Une pochette contrecollée très brillante conserve la présentation classique. Dans l’histoire de l’enregistrement, Rudy Van Gelder reste l’ingénieur du son des séances des 13 et 20 juillet 1956 ; le travail de Gray appartient à la réédition ultérieure. Distinguer ces étapes clarifie la provenance de l’édition.

Les six pièces suivent l’ordre documenté du LP : Contour ferme la première face, tandis que Confirmation ouvre la seconde. Les changements de taille d’ensemble restent lisibles dans cette structure originale à deux faces. Chaque moitié de l’édition à 33⅓ RPM contient trois interprétations complètes. En particulier, la longue interprétation en sextet de Confirmation peut se développer sans interruption avant que le quartet, puis le quintet, ne rétablissent d’autres proportions. Le changement de face fait partie de la progression de l’album, sans répartition supplémentaire du programme sur plusieurs disques.

Les versions antérieures d’Analogue Productions étaient proposées à 200 grammes, certains premiers exemplaires étant numérotés. Ces détails historiques ne sont pas des promesses générales concernant l’actuelle édition de 180 grammes. L’attrait de ce LP repose sur son programme mono clairement identifié, son mastering analogique documenté et un enchaînement qui préserve intégralement le concept d’ensemble de McLean. Pour une collection Prestige, il offre une rencontre particulièrement révélatrice avec McLean, Waldron et leurs partenaires à l’été 1956. Vous commandez auprès de Michael 45 en Allemagne. Nous organisons l’importation depuis les États-Unis et l’expédition depuis Hilden.

Également en SACD : 4, 5, and 6

Autres disques de Jackie McLean : Jackie’s Pal · Lights Out !

Question des clients : Acheter des disques Analogue Productions en Europe

Musiciens

Participants et état documenté des crédits. Les références aux morceaux correspondent à la liste des titres.

  • Jackie McLeansaxophone altoParticipation : A1, A2, A3, B1, B2, B3
  • Doug WatkinscontrebasseParticipation : A1, A2, A3, B1, B2, B3
  • Art TaylorbatterieParticipation : A1, A2, A3, B1, B2, B3
  • Mal WaldronpianoParticipation : A1, A2, A3, B1, B2, B3
  • Hank Mobleysaxophone ténorParticipation : B1
  • Donald ByrdtrompetteParticipation : A3, B1, B3

Quartet : A1, A2, B2. Donald Byrd : A3, B1, B3. Hank Mobley : B1 uniquement. Enregistré les 13 juillet 1956 (face A) et 20 juillet 1956 (face B), à Hackensack.

Informations complémentaires

Poids 0,7 kg

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Musiciens

Participants et état des crédits documentés. Les références aux pistes correspondent à la liste des titres.

  • Jackie McLeansaxophone altoParticipation : A1, A2, A3, B1, B2, B3
  • Doug WatkinscontrebasseParticipation : A1, A2, A3, B1, B2, B3
  • Art TaylorbatterieParticipation : A1, A2, A3, B1, B2, B3
  • Mal WaldronpianoParticipation : A1, A2, A3, B1, B2, B3
  • Hank Mobleysaxophone ténorParticipation : B1
  • Donald ByrdtrompetteParticipation : A3, B1, B3

Quartet : A1, A2, B2. Donald Byrd : A3, B1, B3. Hank Mobley : B1 uniquement. Enregistré les 13 juillet 1956 (face A) et 20 juillet 1956 (face B), Hackensack.


Face A

  • A1 · Sentimental Journey (9:57)
  • A2 · Why Was I Born? (5:13)
  • A3 · Contour (4:58)

Face B

  • B1 · Confirmation (11:25)
  • B2 · When I Fall In Love (5:32)
  • B3 · Abstraction (8:00)

Quartet: A1, A2, B2. Donald Byrd: A3, B1, B3. Hank Mobley: B1 only. Recorded July 13, 1956 (side A) and July 20, 1956 (side B), Hackensack.