Blind Gary Davis – Harlem Street Singer

39,00 € TVA comprise

Ingénieur de mastering
The Mastering Lab
Vitesse
33⅓ RPM
Source
Entièrement analogique (AAA)
Poids
180 grammes
Pressage
Quality Record Pressings
Genre
Blues

Épuisé

UGS : ACONC 748 Catégories : , , , ,

Harlem dans le titre, le New Jersey sur la feuille de séance

Un musicien, une guitare et douze chansons : la formation de Harlem Street Singer se décrit en une seule phrase. L’expérience qui la sous-tend est bien plus vaste. Gary Davis avait travaillé comme musicien de rue et prédicateur, enseigné à d’autres guitaristes et développé pendant des décennies son propre rapport au blues et au gospel. Il avait soixante-quatre ans lorsqu’il est entré au studio de Rudy Van Gelder à Englewood Cliffs le 24 août 1960. Kenneth S. Goldstein a produit la séance. Le titre renvoie à la vie de Davis à Harlem ; l’enregistrement s’est déroulé de l’autre côté de l’Hudson, dans le New Jersey.

La date place l’album à un point de rencontre significatif. Davis s’était produit au premier Newport Folk Festival en 1959 et touchait un public nouvellement intéressé par les anciennes traditions musicales américaines. Pour lui, ces chansons appartenaient à une pratique continue, façonnée par le travail, la foi et l’enseignement. Le disque relie donc différentes expériences du même répertoire. Un musicien chevronné apporte au studio une musique avec laquelle il a vécu, tandis qu’un public plus jeune découvre des traditions restées actives dans la rue et les petites églises. L’artiste présenté sous le nom de Blind Gary Davis était aussi celui que beaucoup d’auditeurs allaient connaître comme Reverend Gary Davis.

Gary Davis · 1960 · illustration d’inspiration historique
Gary Davis · 1960

Douze morceaux d’un après-midi bien plus fourni

La discographie des séances répertorie vingt pièces pour cette date d’enregistrement. Douze ont été retenues pour l’album. Davis assure à la fois le chant et la guitare du début à la fin, sans groupe d’accompagnement. Ce rapport direct permet de suivre l’instrument dans plusieurs rôles : maintenir le mouvement, répondre à une ligne vocale et introduire une pensée musicale distincte entre les phrases. La guitare participe activement à la structure de l’interprétation. Suivre sa fonction changeante offre une autre entrée dans des chansons qui pourraient d’abord sembler entièrement définies par la force de l’expression du chanteur.

« Samson And Delilah » ouvre le programme, tandis que « Death Don’t Have No Mercy » clôt la première face. Entre les deux figurent notamment « I Belong To The Band » et « Pure Religion ». La deuxième face comprend « Twelve Gates To The City » et « I Am The Light Of This World ». L’enchaînement rend immédiatement perceptible la place du chant religieux dans la musique de Davis. Les morceaux traditionnels et les chansons de son propre répertoire coexistent dans un même langage d’interprétation. L’ordre du LP diffère de celui des numéros de matrice de la séance : il s’agit d’une sélection pensée pour l’album, donnant à chaque face une forme particulière en six interprétations.

Harlem · vers 1960 · illustration d’inspiration historique
Harlem · vers 1960

Des chansons qui ont voyagé au-delà de leur premier public

L’influence de l’album peut se suivre à travers les musiciens qui ont ensuite diffusé son répertoire dans d’autres univers musicaux. Jerry Garcia a découvert « Death Don’t Have No Mercy » sur Harlem Street Singer. Le Grateful Dead a adopté la chanson et en a inclus une version sur Live/Dead. « Samson And Delilah » suit un parcours apparenté à travers folk et rock. La chanson traditionnelle avait été enregistrée avant Davis, mais son interprétation est devenue un relais de transmission important. Peter, Paul and Mary ont utilisé sa version sous le titre « If I Had My Way ». Par ces enregistrements, la musique de son répertoire a atteint des publics très éloignés des lieux où il se produisait régulièrement.

Connaître ces versions ultérieures peut offrir un accès plus familier à l’album, même si ses interprétations n’ont pas besoin d’une telle introduction. Écouter Davis rétablit la relation entre un musicien précis et des chansons qui ont ensuite acquis bien d’autres voix. Un point d’attention utile est la transition d’une phrase chantée vers la réponse de la guitare. Forme, placement rythmique et expression personnelle se rencontrent dans ces échanges. L’enchaînement complet de douze morceaux compte aussi : il permet aux titres familiers de prendre leur place aux côtés de morceaux moins souvent évoqués, laissant le disque se déployer comme un album plutôt que comme une collection de sources pour le répertoire d’autrui.

La réédition Bluesville

Cette édition appartient à la Bluesville Acoustic Sounds Series de Craft Recordings et est proposée sur un LP de 180 grammes sous la référence boutique ACONC 748. Matthew Lutthans a assuré le mastering et la gravure des laques au Mastering Lab. Craft identifie les bandes master originales comme source. Le disque conserve le programme original de douze morceaux, sans ajouter les autres interprétations documentées de la même séance. Le travail de Rudy Van Gelder sur l’enregistrement et celui de Lutthans sur la réédition représentent deux étapes distinctes de l’histoire de l’album, séparées par plus de six décennies.

Craft et Acoustic Sounds nomment Quality Record Pressings comme usine de pressage. La présentation comprend une reproduction de pochette de type tip-on réalisée par Stoughton Printing et un obi bleu portant des notes de Scott Billington. Ces détails inscrivent l’édition dans l’ensemble de la série Bluesville tout en préservant la singularité de l’album. C’est l’occasion de passer du temps avec le programme complet de Davis : la progression entre les chansons, le partenariat entre voix et guitare et un enregistrement de 1960 dans lequel s’exprimait déjà une longue vie musicale. Son influence ultérieure fait partie de l’histoire, mais l’interprète reste la raison d’y revenir.

Vous commandez auprès de Michael 45 en Allemagne. Nous organisons l’importation depuis les États-Unis et l’expédition depuis Hilden. Les éditions actuellement indisponibles sont expédiées après réception de la marchandise.

Musiciens

Musiciens participants et état de la documentation des crédits. Les références aux morceaux correspondent à la liste des titres.

Nom Instrument / rôle Participation
Gary Davis chant, guitare Musiciens de l’album

Gary Davis seul : chant et guitare sur les douze morceaux.

Comment Michael entend cette édition

Impression d’écoute · reformulée à partir de la vidéo

Sur cette édition Bluesville, Michael souligne la puissance brute de la voix et de la guitare. C’est l’interaction immédiate entre ces deux éléments qui le fait entrer dans la musique. Il s’agit de sa description personnelle de l’interprétation sur cette réédition ; il ne la compare pas ici à d’autres pressings.

Regardez ce passage de la vidéo de Michael · 21:35

🎧 Critique vidéo : 14 Amazing New Reissues

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Poids 0,7 kg

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Musiciens

Participants et état des crédits documentés. Les références aux pistes correspondent à la liste des titres.

NomInstrument / rôleParticipation
Gary Davischant, guitareMusiciens de l’album

Gary Davis seul : chant et guitare sur les douze morceaux.


Face 1
1. Samson And Delilah
2. Let Us Get Together Right Down Here
3. I Belong To The Band
4. Pure Religion
5. Great Change Since I Been Born
6. Death Don’t Have No Mercy

Face 2
1. Twelve Gates To The City
2. Goin’ To Sit Down On The Banks Of The River
3. Tryin’ To Get Home
4. Lo, I Be With You Always
5. I Am The Light Of This World
6. Lord, I Feel Just Like Goin’ On