Une petite formation, un album complet
Les séances originales de Black Coffee de Peggy Lee réunissent un groupe compact : trompette, piano, contrebasse et batterie entourent la chanteuse. Enregistrées pour Decca en 1953, elles appartiennent à une période antérieure à sa célèbre version de « Fever », parue en 1958. Cet album propose un autre point de départ, construit autour d’un programme de chansons plutôt que d’un seul enregistrement emblématique.
La chanson-titre de Sonny Burke et Paul Francis Webster côtoie « I’ve Got You Under My Skin » et « My Heart Belongs to Daddy ». La sélection laisse place à plusieurs atmosphères. Suivez le passage d’un moment retenu à une chanson au rebond rythmique plus marqué. Avec si peu de musiciens, un changement d’accompagnement peut modifier le cadre sans l’intervention d’un grand orchestre.

De huit à douze titres
La première édition était un LP de dix pouces contenant huit chansons. Quatre enregistrements supplémentaires sont réalisés en 1956 pour créer la version augmentée de douze pouces. C’est ce programme qui figure ici. L’ordre des titres conserve donc la trace d’une étape de l’histoire des formats : une parution courte étendue grâce à de nouvelles séances.
Les musiciens changent aussi. Pete Candoli, Jimmy Rowles, Max Wayne et Ed Shaughnessy forment le groupe de 1953 à la trompette, au piano, à la contrebasse et à la batterie. Les séances ultérieures introduisent Stella Castellucci à la harpe, Lou Levy au piano, Bill Pitman à la guitare, Buddy Clark à la contrebasse et Larry Bunker à la batterie et au vibraphone. La pochette réunit deux périodes de travail aux possibilités instrumentales différentes.

Écoutez la harpe
La présence de Castellucci invite tout particulièrement à écouter au-delà des chansons familières. Suivez les couleurs instrumentales au fil du programme. Quel son répond à la chanteuse, lequel soutient une phrase en arrière-plan ? Quand un instrument prend-il un rôle mélodique au lieu de simplement maintenir l’accompagnement ? La formation changeante inscrit ces questions dans l’histoire de l’album.
Les auteurs du répertoire représentent aussi plusieurs courants de la chanson populaire, de Cole Porter et Rodgers & Hart aux frères Gershwin. Milt Gabler, responsable artistique chez Decca, a contribué à lancer le projet. Il avait auparavant enregistré « Strange Fruit » de Billie Holiday pour Commodore. Le lien est concret : un homme qui a offert des occasions d’enregistrer à deux chanteuses singulières. Il n’implique pas nécessairement que leurs approches musicales se ressemblent. Le phrasé de Lee et les musiciens précis qui l’entourent restent ici au centre.
Le programme augmenté sur vinyle
Cette édition de la Decca Acoustic Sounds Series contient douze titres sur un LP de 180 grammes à 33⅓ RPM. Ryan K. Smith, chez Sterling Sound, est crédité pour le mastering à partir des bandes analogiques originales. Le disque a été pressé chez Quality Record Pressings et se présente dans une pochette gatefold à contrecollage de type tip-on. La référence ADEC 83401 identifie cette parution, qui comprend les quatre enregistrements ajoutés au programme augmenté de 1956.
Michael 45 stocke le disque en Allemagne et l’expédie depuis Hilden, ce qui évite aux clients d’organiser eux-mêmes une importation depuis les États-Unis et d’attendre le dédouanement.
Musiciens
Sélection documentée des musiciens participants. La formation peut varier selon les morceaux ; cette liste ne prétend pas être complète.
| Nom | Instrument / rôle |
|---|---|
| Peggy Lee | Chant |
| Pete Candoli | trompette |
| Jimmy Rowles | Piano |
| Ed Shaughnessy | Batterie |
| Stella Castellucci | harpe |
| Lou Levy | Piano |
| Bill Pitman | Guitare |
| Buddy Clark | Basse |
| Larry Bunker | percussions, vibraphone, batterie |
Le LP réunit des musiciens de 1953 et 1956. Les éléments contradictoires concernant le bassiste de 1953 restent non résolus.
Comment Michael entend cette édition
Impression d’écoute · reformulée d’après la vidéo
Michael accueille favorablement cette réédition de Black Coffee, mais juge la qualité sonore globale de l’enregistrement inférieure à celle d’un album de Billie Holiday qu’il mentionne à titre de comparaison. Il ne pense pas que le nouveau mastering en soit responsable ; le passage ne précise pas le titre de l’album de Billie Holiday.







