Dean Martin – Dream With Dean – The Intimate Dean Martin

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Ingénieur de mastering
Sterling Sound
Vitesse
45 RPM
2 LP
Poids
180 grammes
Pressage
Quality Record Pressings
Genre
Easy Listening

Sur commande

LabelAnalogue Productions
Numéro de catalogueAAPP 076-45
GenreEasy Listening
Nombre de disques2

Ce qu’apporte le nettoyage

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UGS : AAPP 076-45 Catégories : , , ,

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Gatefold · 2 LP

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Une grande voix en petit comité

Un chanteur, quatre accompagnateurs et douze chansons : Dream With Dean installe son propre univers avec remarquablement peu de moyens. Dean Martin laisse respirer les mélodies. Sa voix peut s’adoucir, traiter un mot presque avec désinvolture, puis porter tout le poids d’une ligne. L’accompagnement ménage de l’espace autour de lui. Les auditeurs qui associent surtout Martin aux grands spectacles découvrent ici un chanteur dont l’impact dépend de l’intimité. Le sous-titre, The Intimate Dean Martin, décrit précisément la dimension intime dans laquelle ce disque appelle à l’écoute.

Publié par Reprise en 1964, l’album rassemble des standards qui possèdent déjà leur propre histoire musicale. Martin les aborde comme des récits familiers que l’on peut encore raconter autrement. « Blue Moon », « Smile » et « My Melancholy Baby » éveillent des associations différentes ; sa façon de chanter les relie. Une phrase sans hâte, un léger retard avant un mot important et la capacité à rendre une mélodie parfaitement naturelle comptent ici. Dans un petit ensemble, ces décisions se remarquent particulièrement, car aucun grand arrangement ne vient détourner l’attention.

Jimmy Bowen produit le disque, avec Eddie Brackett à l’ingénierie du son. Les accompagnateurs documentés sont Ken Lane au piano, Barney Kessel à la guitare, Red Mitchell à la contrebasse et Irv Cottler à la batterie. Ces noms expliquent bien davantage qu’une liste de musiciens en petits caractères. Le quartet peut fournir un cadre rythmique net tout en restant discret. Il établit un espace où Martin peut placer ses lignes sans que chaque pause doive être comblée. La simplicité apparente du groupe donne au chanteur une liberté considérable.

Une bonne entrée dans l’album consiste à se laisser porter par son calme. La tension se développe dans une mélodie, dans la relation entre voix et accompagnement et dans l’échange entre phrase chantée et réponse instrumentale. Douze morceaux courts forment un programme cohérent. La perspective n’a pas besoin de s’élargir spectaculairement au fil du disque : ce petit groupe offre déjà assez de place aux changements de sentiment. Les écouter révèle quelle variété expressive peut exister dans un cadre volontairement limité.

Dean Martin · illustration originale d’après un portrait de référence de 1960 · illustration inspirée de l’époque
Dean Martin · illustration originale d’après un portrait de référence de 1960

Ken Lane et l’art de l’accompagnement

Ken Lane entretient une relation particulièrement étroite avec cette musique. Accompagnateur de longue date de Martin, il a aussi coécrit « Everybody Loves Somebody » avec Irving Taylor. L’un des deux auteurs est donc au piano lorsque Martin la chante ici. Cette interprétation en petit groupe doit être distinguée du succès à l’arrangement plus somptueux. Qui aborde cette version avec le single à l’esprit peut découvrir tout ce que la chanson conserve lorsque son cadre se réduit à quelques voix instrumentales. La version du quartet possède sa propre identité et sa propre raison d’être.

Le rôle de Lane ne se limite pas au soutien harmonique. Entre les lignes vocales, le piano peut reprendre un mouvement, préparer une inflexion ou laisser une pensée suspendue. Pour un chanteur dont l’expression dépend autant du placement des mots, cette réactivité est essentielle. Essayez d’écouter d’abord l’espace entre voix et piano. Quand l’accompagnement entre-t-il, quand se retire-t-il, et comment cela influence-t-il la phrase suivante ? Suivre ces relations est plus révélateur que d’attendre simplement l’arrivée des mélodies familières.

La guitare de Barney Kessel ajoute une deuxième couleur harmonique. Son articulation et la forme de ses notes diffèrent de celles du piano, permettant aux deux instruments de travailler ensemble dans un cadre compact. Red Mitchell ancre le mouvement à la contrebasse, tandis qu’Irv Cottler fournit une structure rythmique sans transformer le groupe en orchestre de spectacle. Leurs rôles restent distincts, même au service de la ligne vocale. On peut ainsi aborder l’album comme une étude d’accompagnement attentif autant que comme le portrait d’un chanteur célèbre.

Les crédits identifient ce quartet pour l’album sans documenter de changement de formation. Cela n’oblige pas à imaginer chaque instrument occupant un espace égal à chaque instant. La question la plus intéressante concerne les choix de l’ensemble. Avec un nombre limité de couleurs disponibles, un léger ajustement peut prendre beaucoup de sens. Martin bénéficie de musiciens qui soutiennent son aisance apparente. Faire paraître la musique sans effort exige une sensibilité au poids des notes, à leur placement et au temps qu’on leur laisse, surtout lorsque l’arrangement expose autant le phrasé du chanteur.

Piano, guitare, contrebasse et balais · vignette originale inspirée du quartet · illustration inspirée de l’époque
Piano, guitare, contrebasse et balais · vignette originale inspirée du quartet

Des chansons familières aux sentiments nuancés

« I’m Confessin’ (That I Love You) » ouvre le programme sur une déclaration directe. Son titre suggère déjà un ton de conversation à partir de laquelle le chant de Martin peut se développer. « Fools Rush In » apporte une autre nuance, reconnaissant l’irrationalité de l’amour tout en acceptant la tentation de le suivre. « I’ll Buy That Dream » termine la première face de cette édition. Trois chansons courtes posent les éléments fondamentaux du disque : mélodies reconnaissables, formes compactes et chanteur qui semble adresser leurs mots à une personne précise.

La deuxième face comprend « If You Were The Only Girl », « Blue Moon » et « Everybody Loves Somebody ». « Blue Moon » est particulièrement utile pour suivre le traitement d’une ligne mélodique familière par Martin. Connaître le parcours de la chanson rend plus perceptibles les petits choix d’interprétation. La présence de Lane donne à « Everybody Loves Somebody » un lien supplémentaire avec ses auteurs. La version en quartet appartient à l’histoire propre de l’album et mérite l’attention comme lecture distincte, même pour ceux qui l’associent surtout au célèbre succès.

« I Don’t Know Why », « Gimme A Little Kiss » et « Hands Across The Table » occupent la troisième face. Leurs titres passent d’une affection perplexe à une demande modeste, puis à une image de proximité physique. Ces différences permettent au cadre retenu d’accueillir plus d’un registre émotionnel. Une phrase peut inviter à l’humour, tandis que la chanson suivante laisse apparaître un sentiment plus vulnérable. Le groupe n’a pas besoin de s’agrandir pour soutenir ce changement. Un autre accent ou une réponse placée différemment peuvent modifier la perspective de l’auditeur dans le même espace musical intime.

La dernière face réunit « Smile », « My Melancholy Baby » et « Baby Won’t You Please Come Home ». « Smile » associe la mélodie de Charlie Chaplin aux paroles ajoutées plus tard par John Turner et Geoffrey Parsons. Son message d’encouragement porte déjà la conscience de la tristesse. Cela lui convient particulièrement ici, où assurance et vulnérabilité peuvent cohabiter dans une interprétation. Les standards suivants conservent jusqu’au bout le cadre proche et familier du programme. Lors d’un retour au disque, les accompagnateurs méritent à leur tour le centre de l’attention : leur retenue peut facilement sembler aller de soi à la première écoute.

Analogue Productions sur deux disques à 45 RPM

L’édition proposée ici porte la référence AAPP 076-45. Analogue Productions répartit les douze chansons originales sur deux disques stéréo à 45 RPM. Ryan K. Smith assure le mastering chez Sterling Sound, le label identifiant les bandes analogiques comme source. Quality Record Pressings réalise galvanoplastie et pressing. Les disques sont présentés dans une pochette gatefold contrecollée Stoughton. Ces détails décrivent cette publication vinyle précise, plutôt que les autres formats disponibles de l’album.

Chaque face comprend trois chansons. L’écoute complète implique donc plus de changements de face qu’un LP simple, tout en offrant quatre sections compactes. L’ordre reste intact, d’« I’m Confessin’ » à « Baby Won’t You Please Come Home », en passant par « Everybody Loves Somebody » en petite formation. Cette disposition n’ajoute aucun bonus et ne reconstruit pas le programme en compilation. Elle donne à l’album existant une autre présentation matérielle, le rythme pratique des quatre faces devenant une part de l’expérience d’écoute.

Différents poids de pressing sont documentés pour ce titre. La fiche actuelle du label indique 180 grammes, tandis qu’une édition antérieure répertoriée par Discogs est décrite à 200 grammes. L’identification du lot réellement fourni compte donc ; cette présentation ne présume pas un poids non vérifié de l’exemplaire en main. Les observations de critiques portant sur d’anciens exemplaires ne sont pas non plus transférées automatiquement au stock actuel. Le produit décrit ici est le double LP à 45 RPM, à distinguer du SACD hybride publié séparément.

Pour les auditeurs qui recherchent Dean Martin dans un cadre musical concentré, voici un album dont les accompagnateurs sont aussi soigneusement choisis que les chansons. Voix, piano, guitare, contrebasse et batterie donnent aux mélodies familières un cadre commun. Dream With Dean invite à écouter de petites choses : un accent retenu, une réponse de guitare ou l’instant où une phrase chantée continue de résonner alors que la suivante commence. Son échelle permet à ces détails de rester centraux du début à la fin, faisant du retour au premier morceau une invitation à écouter sous un angle légèrement différent.

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Musiciens

Musiciens participants et état de la documentation des crédits. Les références aux morceaux correspondent à la liste des titres.

  • Dean MartinPortrait de référence : 1960chantParticipation : chant sur les douze morceaux
  • Ken LanepianoParticipation : accompagnement sur l’album ; coauteur de B3
  • Barney KesselPortrait de référence : 1957guitareParticipation : accompagnement par le quartet sur l’album
  • Red MitchellPortrait de référence : 1957contrebasseParticipation : accompagnement par le quartet sur l’album
  • Irv CottlerbatterieParticipation : accompagnement par le quartet sur l’album

Jimmy Bowen : production ; Eddie Brackett : ingénierie du son ; Stan Cornyn : notes de pochette. Album Reprise, 1964. Quartet crédité à l’échelle de l’album ; date précise d’enregistrement non confirmée. Ryan K. Smith / Sterling Sound : mastering. Fiche actuelle du label : 180 g ; pressing antérieur documenté : 200 g ; lot réel en stock non confirmé.

Informations complémentaires

Poids 0,8 kg

Musiciens

Participants et état des crédits documentés. Les références aux pistes correspondent à la liste des titres.

  • Dean Martinportrait de référence : 1960chantParticipation : chant sur les douze morceaux
  • Ken LanepianoParticipation : accompagnement sur l’album ; coauteur de B3
  • Barney KesselRéférence du portrait : 1957guitareParticipation : accompagnement par le quartet sur l’album
  • Red MitchellRéférence du portrait : 1957contrebasseParticipation : accompagnement par le quartet sur l’album
  • Irv CottlerbatterieParticipation : accompagnement par le quartet sur l’album

Jimmy Bowen : producteur ; Eddie Brackett : prise de son ; Stan Cornyn : notes de pochette. Album Reprise, 1964. Quartet crédité à l’échelle de l’album ; date exacte d’enregistrement non confirmée. Ryan K. Smith / Sterling Sound : mastering. Fiche actuelle du label : 180 g, pressing antérieur documenté : 200 g ; lot réellement en stock non confirmé.


Face A

  • A1 · I’m Confessin’ (That I Love You) (3:11)
  • A2 · Fools Rush In (3:00)
  • A3 · I’ll Buy That Dream (3:13)

Face B

  • B1 · If You Were The Only Girl (2:59)
  • B2 · Blue Moon (3:02)
  • B3 · Everybody Loves Somebody (3:06)

Face C

  • C1 · I Don’t Know Why (2:32)
  • C2 · „Gimme“ A Little Kiss (2:13)
  • C3 · Hands Across The Table (2:14)

Face D

  • D1 · Smile (2:55)
  • D2 · My Melancholy Baby (2:39)
  • D3 · Baby Won’t You Please Come Home (2:12)