SACD John Prine – John Prine

44,00 € TVA comprise

Pas en stock — nous le commandons spécialement pour vous. Délai : 1 à 4 semaines.

Ingénieur de mastering
Format
Hybrid Stereo SACD
Source
Bandes master originales
Genre
Country

Sur commande

LabelAnalogue Productions (Atlantic 75 Series)
GenreCountry
UGS : CAPA 004 SA Catégories : ,

Un premier album qui connaît déjà ses personnages

John Prine est déjà bien avancé dans la vingtaine lorsque son premier album paraît chez Atlantic en 1971. Pourtant, ces chansons n’évoquent guère un ensemble de premiers essais hésitants. Elles mettent en scène des êtres dont l’existence a déjà connu ses détours : un soldat de retour, des personnes âgées, des amoureux, des solitaires et des personnages qui conservent leur humour alors qu’ils semblent avoir peu de raisons de le faire. Prine écrit treize chansons originales sans les faire précéder d’une grande explication. Il compte sur la précision de l’observation pour en dire davantage qu’un message explicite. C’est ce qui donne à ce premier disque sa proximité particulière : il laisse de la place à ses personnages avant de les juger.

Une amitié participe à la naissance de l’album et laisse sa trace dans les enregistrements achevés. Steve Goodman attire l’attention de Kris Kristofferson sur le jeune auteur-compositeur de Chicago. Une prestation ultérieure à New York dans l’entourage de Kristofferson le mène chez Atlantic et auprès de Jerry Wexler. Il est facile d’y voir une histoire de talent découvert, mais la suite compte tout autant pour le disque. Arif Mardin produit les chansons de Prine avec des musiciens qui offrent à leur langage singulier un cadre solide. La voix n’a besoin ni d’être polie jusqu’à devenir lisse ni d’être poussée à endosser la personnalité d’un autre.

L’essentiel de l’album est enregistré aux American Sound Studios de Memphis. L’exception est Paradise, réalisé aux A&R Studios de New York. Dans ce second lieu intervient également une petite formation différente. L’album n’a donc pas simplement été enregistré avec un groupe d’accompagnement identique de bout en bout. Derrière son enchaînement apparemment naturel se trouvent différentes réponses aux besoins de différentes histoires. Dans une collection, ce premier disque mérite que l’on prête une attention égale à son écriture, à ses voix et aux musiciens qui y participent.

John Prine · vers 1971 · illustration d’inspiration historique
John Prine · vers 1971

Treize chansons entre compassion et humour pince-sans-rire

Illegal Smile et Spanish Pipedream ouvrent le programme avec un goût pour l’individualité qui trouve sa place aux côtés des préoccupations plus graves de Prine. L’humour ne devient pas une alternative à la compassion. Une personne peut être drôle tout en gardant sa dignité ; une petite inflexion de pensée peut révéler toute une attitude face à la vie. La troisième chanson, Hello In There, se tourne vers le vieillissement et vers ceux que l’on néglige facilement dans les rencontres du quotidien. Son point de vue compte parce qu’il ne s’abrite pas derrière une affirmation générale sur le monde.

Les morceaux quatre à six sont Sam Stone, Paradise et Pretty Good. Sam Stone présente un ancien combattant et les conséquences de son retour ; Paradise relie le souvenir d’un lieu à sa transformation. Prine n’a pas besoin d’un décor musical monumental pour donner du poids à ces sujets. Écoutez la manière dont la voix et l’accompagnement soutiennent le récit, et tout le sens qu’une phrase apparemment désinvolte peut porter. Passer à la chanson suivante n’efface pas simplement l’empathie qui s’est créée. Ces tempéraments différents restent les éléments d’un même monde humain.

Your Flag Decal Won’t Get You Into Heaven Anymore occupe la septième place, suivi de Far From Me et Angel From Montgomery. Acuité politique, expérience des relations et regard sur une vie inaccomplie se côtoient. Les quatre derniers morceaux sont Quiet Man, Donald And Lydia, Six O’Clock News et Flashback Blues. L’album ne se ramène donc pas à un grand sujet unique. Sa force tient à la portée d’une voix qui prend au sérieux des personnes très différentes. Les treize chansons sont de Prine ; les interprétations ultérieures devenues familières ne diminuent pas la cohérence de son propre enchaînement original.

Steve Goodman · vers 1971 · illustration d’inspiration historique
Steve Goodman · vers 1971

Memphis, Paradise et le second rôle de Steve Goodman

Sur onze morceaux, la guitare acoustique et le chant de Prine sont rejoints par un ensemble de studio plus étoffé. Reggie Young tient la guitare solo, John Christopher la guitare rythmique et Leo LeBlanc la pedal steel. Bobby Emmons à l’orgue et Bobby Wood au piano élargissent les couleurs harmoniques. Mike Leech, Gene Chrisman et Hayward Bishop assurent les fondations rythmiques à la basse, à la batterie et aux percussions. Ces noms ne sont pas de simples mentions annexes. Ils aident à comprendre comment le disque associe la franchise de l’écriture folk à la souplesse de musiciens de studio expérimentés, sans laisser les arrangements écraser les chansons.

Paradise fait appel à un groupe clairement distinct. Aux côtés de John Prine figurent Steve Goodman à la guitare acoustique et aux harmonies vocales, Dave Prine au violon et Neil Rosengarden à la basse. Goodman est donc davantage que l’ami qui a facilité une rencontre importante. Il devient un acteur de l’histoire musicale de l’album. Ce lien donne à l’enregistrement un caractère personnel sans nécessiter d’anecdote de studio inventée : amitié, mise en relation et pratique musicale commune sont réellement liées ici. Les crédits permettent à cette relation d’apparaître à travers les participants, sans légende décorative ajoutée après coup.

Flashback Blues possède également sa propre distribution. Goodman revient à la guitare acoustique, avec Noel Gilbert au violon. Mike Leech reste à la basse ; Hayward Bishop passe à la batterie tandis que Gene Chrisman joue du tambourin. Une liste indifférenciée masquerait ce petit échange de rôles pourtant significatif. Lors d’une nouvelle écoute, comparer ces deux exceptions au groupe plus étoffé de Memphis permet de mieux comprendre les arrangements. Il n’est pas nécessaire de nommer chaque couleur avant de la remarquer. Une distribution précise fournit simplement une autre porte d’entrée dans des chansons qui demeurent immédiatement accessibles sans connaissances spécialisées.

Le premier album sur SACD hybride Atlantic 75

L’édition proposée ici est CAPA 004 SA, un SACD hybride stéréo Analogue Productions de la série Atlantic 75. Ryan K. Smith chez Sterling Sound à Nashville est identifié comme ingénieur de mastering. Selon l’éditeur, la bande master originale a été transférée directement en DSD. Il s’agit de la description documentée de la source pour cette édition ; elle ne permet d’établir ni une fréquence d’échantillonnage DSD précise ni d’identifier le convertisseur utilisé. Le poids du vinyle, la gravure des laques et les caractéristiques de pressing des disques ne décrivent pas davantage ce support.

Le SACD hybride présente les treize chansons dans l’ordre habituel de l’album. La couche SACD nécessite un lecteur SACD adapté ; la couche CD supplémentaire peut être lue sur un lecteur CD conventionnel. Pour une collection, cela offre une édition numérique clairement identifiée avec deux possibilités de lecture. La musique se déroule d’Illegal Smile à Flashback Blues sans les changements de face du double LP proposé séparément. Les références à la distribution utilisent ici les numéros des morceaux : Paradise est le cinquième et Flashback Blues le treizième. La distinction entre l’ensemble principal et les deux enregistrements réunissant d’autres musiciens reste ainsi visible dans ce format.

L’édition est présentée dans un Super Jewel Box. La fiche Discogs documentée de cette édition mentionne Sonopress pour la fabrication et Sony DADC pour la réalisation du glass master. Ces détails de production aident à identifier le disque ; ils ne remplacent pas le crédit de mastering et ne constituent pas un jugement sur la musique. L’essentiel est que ce SACD précis est crédité à Ryan K. Smith. Une indication générale de mastering contradictoire dans un champ de la boutique ne devrait pas prévaloir sur cette information propre à l’édition.

Le premier album de Prine est un disque vers lequel certaines chansons célèbres peuvent vous conduire, tandis que ses pièces moins souvent citées enrichissent les liens entre les chansons. L’écoute de la séquence ininterrompue permet à l’humour, à la compassion et aux différentes petites formations de coexister. Ce SACD offre le programme original complet dans une édition précisément identifiée, dont les musiciens d’accompagnement restent présents dans les crédits au lieu de disparaître derrière le nom du chanteur. Vous commandez auprès de Michael 45 en Allemagne. Nous organisons l’importation depuis les États-Unis et l’expédition depuis Hilden.

Également en vinyle 45 RPM : John Prine

Question des clients : Acheter des disques Analogue Productions en Europe

Musiciens

Musiciens et crédits documentés. Les références aux morceaux correspondent à la liste des titres.

  • John Prineguitare acoustique, chantParticipation : Les 13 pistes
  • Reggie Youngguitare soloParticipation : 1, 2, 3, 4, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12
  • Leo LeBlancguitare pedal steelParticipation : 1, 2, 3, 4, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12
  • John Christopherguitare rythmiqueParticipation : 1, 2, 3, 4, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12
  • Bobby EmmonsorgueParticipation : 1, 2, 3, 4, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12
  • Bobby WoodpianoParticipation : 1, 2, 3, 4, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12
  • Mike LeechbasseParticipation : 1, 2, 3, 4, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13
  • Gene Chrismanbatterie ; tambourineParticipation : batterie : 1, 2, 3, 4, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12 ; tambourin : 13
  • Hayward Bishoppercussions ; batterieParticipation : percussion : 1, 2, 3, 4, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12 ; batterie : 13
  • Steve Goodmanharmonies vocales, guitare acoustique ; guitare acoustiqueParticipation : harmonies vocales, guitare acoustique : 5 ; guitare acoustique : 13
  • Dave PrineviolonParticipation : 5
  • Neil RosengardenbasseParticipation : 5
  • Noel GilbertviolonParticipation : 13

Les numéros des morceaux et les références aux faces correspondent à cette édition. Les crédits de l’album ne signifient pas que chaque instrument apparaît sur chaque morceau.

Informations complémentaires

Poids 0,2 kg

Musiciens

Participants et état des crédits documentés. Les références aux pistes correspondent à la liste des titres.

  • John Prineguitare acoustique, chantParticipation : Les 13 pistes
  • Reggie Youngguitare soloParticipation : 1, 2, 3, 4, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12
  • Leo LeBlancguitare pedal steelParticipation : 1, 2, 3, 4, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12
  • John Christopherguitare rythmiqueParticipation : 1, 2, 3, 4, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12
  • Bobby EmmonsorgueParticipation : 1, 2, 3, 4, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12
  • Bobby WoodpianoParticipation : 1, 2, 3, 4, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12
  • Mike LeechbasseParticipation : 1, 2, 3, 4, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13
  • Gene Chrismanbatterie ; tambourinParticipation : batterie : 1, 2, 3, 4, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12 ; tambourin : 13
  • Hayward Bishoppercussions ; batterieParticipation : percussion : 1, 2, 3, 4, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12 ; batterie : 13
  • Steve Goodmanharmonies vocales, guitare acoustique ; guitare acoustiqueParticipation : harmonies vocales, guitare acoustique : 5 ; guitare acoustique : 13
  • Dave PrineviolonParticipation : 5
  • Neil RosengardenbasseParticipation : 5
  • Noel GilbertviolonParticipation : 13

Les numéros de piste et les références aux faces correspondent à cette édition. Les crédits de l’album ne signifient pas que chaque instrument figure sur chaque piste.


SACD

  • 1 · Illegal Smile
  • 2 · Spanish Pipedream
  • 3 · Hello In There
  • 4 · Sam Stone
  • 5 · Paradise
  • 6 · Pretty Good
  • 7 · Your Flag Decal Won’t Get You Into Heaven Anymore
  • 8 · Far From Me
  • 9 · Angel From Montgomery
  • 10 · Quiet Man
  • 11 · Donald And Lydia
  • 12 · Six O’Clock News
  • 13 · Flashback Blues