Sonny Rollins – Saxophone Colossus (Mono)

58,00 € TVA comprise

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Ingénieur de mastering
Vitesse
33⅓ RPM

Sur commande

LabelAnalogue Productions (Prestige)
Numéro de catalogueAPRJ 7079
GenreJazz

Ce qu’apporte le nettoyage

Sur demande, nous lavons votre disque avant l’expédition dans notre machine à ultrasons Klaudio, puis nous le contrôlons à l’œil. D’après mon expérience, cela vaut aussi la peine pour les disques neufs : le pressage peut laisser des résidus, et un sillon propre ménage votre cellule.

Pour cela, nous ouvrons le film — le disque arrive lavé dans votre colis. À partir de 5 € par disque, selon l’album.

J’ai conscience et j’accepte que le disque soit sorti de son film d’origine (celui-ci est joint à la livraison).

UGS : APRJ 7079 Catégories : , , , ,

Quatre musiciens, un après-midi, une voix reconnaissable entre toutes

Un titre comme Saxophone Colossus pourrait suggérer un exercice de pure puissance. Pourtant, Sonny Rollins n’a besoin ni d’un grand orchestre ni d’un programme démesuré lorsqu’il entre au studio de Rudy Van Gelder à Hackensack le 22 juin 1956. Cinq pièces et trois partenaires exceptionnels suffisent : Tommy Flanagan au piano, Doug Watkins à la contrebasse et Max Roach à la batterie. Bob Weinstock supervise la séance pour Prestige. Rollins a vingt-cinq ans. L’assurance avec laquelle il traite les mélodies familières et ses propres compositions fait presque passer ces quelques données au second plan.

La fascination qu’exerce l’album réside dans la rencontre de l’invention spontanée et d’une structure audible. Rollins peut prendre une petite tournure de phrase, la déplacer par rapport au temps, l’interrompre et la ramener avec un accent différent. Une improvisation devient une histoire dont les personnages restent reconnaissables. Il n’est pas nécessaire d’avoir étudié l’harmonie pour suivre ce processus : choisissez une courte phrase et écoutez ce qu’elle devient au chorus suivant. Le silence appartient lui aussi au discours. Une pause donne de l’espace à la section rythmique et permet à l’idée suivante d’arriver avec une intention, au lieu de simplement séparer des suites de notes.

Ses partenaires sont essentiels à cet équilibre. Flanagan maintient un cadre harmonique réactif, Watkins donne à la pulsation solidité et forme mélodique, et Roach apporte des accents qui font bien plus qu’accompagner. Chaque musicien conserve une voix individuelle. La distribution reste inchangée sur les cinq morceaux ; les changements d’atmosphère viennent donc des pièces et des décisions des interprètes. Pour les collectionneurs, c’est un document à la concentration séduisante : un programme entier rattaché à une seule date d’enregistrement, sans ajouts ultérieurs ni formations changeantes nécessaires pour expliquer sa variété.

Sonny Rollins · 1956 · illustration d’inspiration historique
Sonny Rollins · 1956

De St. Thomas à la construction progressive de Blue 7

St. Thomas accueille l’auditeur avec une mélodie dont le caractère caribéen lui donne un rebond immédiatement distinctif. Rollins transforme le thème calypso en invitation au jeu rythmique. Son attrait va bien au-delà de la reconnaissance d’un air célèbre. Suivez le placement des courts motifs par rapport à la pulsation et la manière dont Max Roach contribue à façonner leur mouvement. Cette musique séduit dès la première écoute tout en réservant ses détails les plus fins aux écoutes suivantes ; sous l’apparente facilité travaille un ensemble attentif.

You Don’t Know What Love Is apporte une autre forme de concentration. La ballade de Gene de Paul et Don Raye exige un sens des proportions : quelle note reçoit du temps, où une ligne est épurée, quand le piano peut répondre. Flanagan compte beaucoup ici. Son rôle n’est pas de remplir d’accords tout l’espace disponible, mais de donner au ténor un partenaire harmonique possédant son propre sens du placement. Strode Rode de Rollins offre ensuite un contraste plus animé. Dès les trois premières pièces, le quartet a déjà montré plusieurs manières très différentes de laisser le même saxophone ténor raconter une histoire.

Moritat introduit dans ce cadre la mélodie de Mack the Knife, tirée de Threepenny Opera de Brecht et Weill. Son contour étant si familier, elle offre une occasion particulièrement claire de suivre Rollins lorsqu’il remodèle le matériau sans simplement l’abandonner. Le dernier morceau, Blue 7, est un blues développé qui récompense l’attention aux petites transformations de motifs. Les proportions du programme comptent : aux côtés des interprétations plus courtes figurent deux pièces d’environ dix et onze minutes. Ces durées plus longues laissent émerger des relations entre les idées au lieu d’imposer à chaque morceau le même cadre compact.

Max Roach · 1956 · illustration d’inspiration historique
Max Roach · 1956

Un classique dont l’histoire comprend chaque membre du quartet

Entendre Saxophone Colossus uniquement comme un portrait de Rollins revient à manquer une partie de sa réussite. Tommy Flanagan, lui aussi né en 1930, offre au saxophone un cadre précis mais souple. Un an plus tard, il enregistrera Overseas sous son propre nom. Ici, il travaille dans un quartet qui demande des réponses rapides et une vision claire de l’ensemble. Doug Watkins fournit les fondations par rapport auxquelles la liberté des autres musiciens prend son sens. Sur l’un des morceaux longs, essayez de suivre constamment sa ligne de contrebasse plutôt que de donner toute votre attention au saxophone principal.

Max Roach dépasse lui aussi largement le rôle de simple gardien du tempo. Sa partie peut répondre à une phrase, articuler une transition ou redistribuer l’énergie d’un chorus. Il en résulte un ensemble de quatre personnalités musicales actives, même si un seul nom domine la pochette. Cela rend les écoutes répétées fécondes. Un autre partenaire peut devenir le centre de votre attention à l’écoute suivante sans qu’un effet de studio caché ou un moment spectaculaire isolé soient nécessaires pour justifier l’exercice. L’intérêt réside dans la manière dont les musiciens font avancer ensemble l’interprétation.

L’importance historique de l’album dépasse donc sa place dans les listes de disques de jazz indispensables. Dans un programme de durée accessible, il réunit plusieurs possibilités centrales du jazz moderne : blues et standards, mélodie aux inflexions caribéennes, art de la ballade et développement des motifs. Il peut servir à la fois d’introduction et de repère dans une collection. Ceux qui connaissent déjà d’autres enregistrements de Rollins peuvent comparer la manière dont ses idées se déploient dans différents groupes. Les nouveaux venus rencontrent cinq pièces distinctes et un quartet dont l’interaction donne un but immédiat à l’écoute attentive.

Le LP mono gravé par Kevin Gray

Voici Saxophone Colossus en LP mono simple dans la série Prestige d’Analogue Productions, APRJ 7079, à 33⅓ RPM. Kevin Gray a gravé les laques chez Cohearent Audio, l’éditeur désignant les masters mono analogiques originaux comme source. Quality Record Pressings assure le pressing, et Gary Salstrom est crédité pour la galvanoplastie. Ces détails distinguent cette édition des SACD de l’album et des précédentes éditions à 45 RPM. Le titre de l’album reste le même, tandis que l’histoire précise de la fabrication appartient à chaque édition individuelle.

Le programme du LP possède une répartition particulièrement cohérente. La face A contient St. Thomas, You Don’t Know What Love Is et Strode Rode : calypso, ballade et jazz en quartet plus animé offrent trois perspectives concises sur les mêmes musiciens. La face B laisse de la place aux développements plus longs de Moritat et Blue 7. Ces deux interprétations étendues peuvent ainsi s’écouter comme une seconde moitié continue, sans nouveau changement de face. Pour cet album précis, le LP à 33 RPM est également une façon satisfaisante de préserver la progression musicale. Nul besoin de transformer cet avantage en comparaison générale de qualité avec le 45 RPM pour apprécier cette organisation.

La pochette contrecollée brillante rappelle la présentation physique de la parution Prestige. La documentation du premier pressing de cette réédition, paru en 2013, indique aussi un vinyle de 200 grammes, un bord de disque plat, une étiquette avec sillon profond et une numérotation dorée. Des offres ultérieures sous la même référence sont décrites comme des pressings de 180 grammes. Ces caractéristiques ne doivent donc pas être supposées présentes sur chaque exemplaire disponible aujourd’hui. Les repères fiables sont le programme mono, la référence et la gravure documentée de Kevin Gray.

L’attrait pour une collection réside dans sa concentration : un disque, cinq pièces, quatre musiciens et une seule journée d’enregistrement. Le format conserve la forme compacte de St. Thomas aux côtés du développement ample de Blue 7, sans ajouter de bonus ni réorganiser le programme. Quiconque souhaite suivre la pensée musicale de Rollins retrouve l’ordre original de l’album dans une édition analogique clairement définie. Aux côtés du célèbre ténor, Flanagan, Watkins et Roach méritent toujours d’occuper à leur tour le centre de votre attention. Leur participation contribue à faire de ce disque davantage que le témoignage d’un soliste exceptionnel, et explique en partie pourquoi ces cinq mêmes interprétations invitent à des écoutes répétées. Vous commandez auprès de Michael 45 en Allemagne. Nous organisons l’importation depuis les États-Unis et l’expédition depuis Hilden.

Également en SACD : Saxophone Colossus

Autres disques de Sonny Rollins : Tenor Madness · Sonny Rollins And The Contemporary Leaders

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Musiciens

Participants et état documenté des crédits. Les références aux morceaux correspondent à la liste des titres.

  • Sonny Rollinssaxophone ténorParticipation : Les 5 pistes
  • Tommy FlanaganpianoParticipation : Les 5 pistes
  • Doug WatkinscontrebasseParticipation : Les 5 pistes
  • Max RoachbatterieParticipation : Les 5 pistes

Le quartet joue sur les cinq morceaux. Les faces du LP suivent la documentation de l’édition ; les durées du SACD ne sont pas présentées comme celles de ce LP.

Informations complémentaires

Poids 0,7 kg

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Musiciens

Participants et état des crédits documentés. Les références aux pistes correspondent à la liste des titres.

  • Sonny Rollinssaxophone ténorParticipation : Les 5 pistes
  • Tommy FlanaganpianoParticipation : Les 5 pistes
  • Doug WatkinscontrebasseParticipation : Les 5 pistes
  • Max RoachbatterieParticipation : Les 5 pistes

Le quartet joue sur les cinq morceaux. Les faces du LP suivent la documentation de l’édition ; les durées du SACD ne sont pas présentées comme celles de ce LP.


Face A

  • A1 · St. Thomas
  • A2 · You Don’t Know What Love Is
  • A3 · Strode Rode

Face B

  • B1 · Moritat
  • B2 · Blue 7

Le quartette joue sur les cinq morceaux. Les faces du LP suivent la documentation de l’édition ; les durées de la SACD ne sont pas présentées comme celles de ce LP.