Witches’ Brew réunit des musiques orchestrales évoquant la sorcellerie, la menace et l’agitation surnaturelle dans un programme doté de la logique irrésistible d’un conte nocturne. Alexander Gibson et le New Symphony Orchestra of London partent d’un matériau théâtral évocateur. L’ouverture Tam O’Shanter de Malcolm Arnold nous entraîne à toute vitesse dans une aventure d’ivresse et de poursuite ; ses brusques changements de caractère permettent à l’orchestre de faire entendre autant d’humour que de danger.
Les couleurs sombres se prolongent dans des musiques associées aux créatures fantastiques, aux sorcières et aux danses démoniaques. L’écriture de Moussorgski apporte une force élémentaire rugueuse ; la Danse macabre de Saint-Saëns fait du violon un inquiétant maître de cérémonie ; Humperdinck et Liszt ajoutent leurs propres visions de fuite et de tentation. L’attrait de l’album tient à son enchaînement. Ce ne sont pas des morceaux de bravoure orchestraux isolés et placés au hasard, mais les épisodes d’un paysage dramatique changeant. Percussions soudaines, cordes fulgurantes et éruptions de cuivres transforment sans cesse la scène imaginée. Gibson préserve le caractère de chaque compositeur tout en maintenant l’atmosphère malicieuse et nocturne du programme. Pour les collectionneurs de grands albums orchestraux, Witches’ Brew représente aussi l’art de la programmation dans ce qu’il a de plus imaginatif : répertoire, titre et identité visuelle invitent l’auditeur dans un même univers.
Le format sur un seul disque concentre tout son sortilège, de la poursuite initiale à l’apparition finale, avec chaque scène à sa place.
Cette édition Ultra Tape et le matériel nécessaire pour l’écouter
Analogue Productions publie cet enregistrement dans sa série Ultra Tape : une bande analogique de ¼ de pouce à 15 ips, avec égalisation IEC, en stéréo deux pistes (demi-piste). Chaque exemplaire est réalisé en temps réel à partir d’une copie de la bande master analogique originale, avec transfert sur un magnétophone Ampex modifié par ATR et équipé de têtes Flux Magnetics ; il est livré dans un étui spécialement conçu.
La lecture nécessite un magnétophone à bobines fonctionnant à 15 ips et lisant deux pistes. Le format supprime les étapes qui séparent, pour un disque, la bande master du sillon : c’est ce qui attire les collectionneurs.
Question des clients : Acheter des disques Analogue Productions en Europe







Avis
Il n’y a pas encore d’avis.