Une rencontre jazz au-delà de l’écran de télévision
The Sound Of Jazz réunit des noms qui ouvrent plusieurs chapitres du jazz : Billie Holiday et Count Basie, Coleman Hawkins et Lester Young, Jimmy Giuffre et Mal Waldron. Son contexte est la célèbre émission de CBS diffusée le 8 décembre 1957. Le disque exige pourtant une distinction importante : il documente un enregistrement studio séparé, réalisé avant l’émission, plutôt que de simplement reproduire sa bande sonore. Si vous souhaitez acheter The Sound Of Jazz en vinyle, cette édition Analogue Productions présente l’album autonome de huit titres, publié à l’origine par Columbia en 1958, sur deux LP à 45 RPM.
Cette indépendance fait partie de son attrait. Une image télévisée dirige l’attention vers un visage, un geste ou le prochain soliste. Un disque laisse ces choix aux oreilles. On peut suivre une ligne de basse, une réponse des vents ou la façon dont une chanteuse place sa phrase sur l’accompagnement. Le programme fait varier les effectifs et les approches musicales sans devenir un cours d’histoire du jazz. Huit pièces suffisent à rapprocher des façons nettement différentes de jouer ensemble.
Le lien télévisé reste essentiel au contexte. Dans The Seven Lively Arts, des musiciens swing établis rencontrent des interprètes dont les petites formations ouvrent d’autres espaces. L’album prolonge cette idée mais possède ses propres musiciens et son propre ordre. Il ne faut donc pas attribuer automatiquement au LP chaque personne visible dans les célèbres images. La rubrique ci-dessous suit les crédits documentés de l’album et les relie aux faces de cette édition.
Inutile de connaître l’émission pour entrer dans la musique. Il y a de grands ensembles, une chanteuse accompagnée, un trio, un quartet et un piano solo. Ces changements maintiennent l’intérêt. Blues, standards et échange improvisé relient en même temps les formats. L’accent porte sur des musiciens qui s’écoutent et trouvent leur expression dans des formes communes. Le disque offre plusieurs perspectives sur ce processus plutôt qu’une réponse unique à ce que devrait être le son du jazz.

Red Allen, Billie Holiday et un quartet sans basse
La première face appartient à Henry « Red » Allen et ses All Stars. Wild Man Blues et Rosetta introduisent une formation réunissant trompettes, trombone, clarinette et ténor avec une section rythmique. Rex Stewart rejoint Allen ; Vic Dickenson joue du trombone, Pee Wee Russell de la clarinette et Coleman Hawkins du ténor. Nat Pierce, Milt Hinton et Jo Jones assurent les parties de piano, de basse et de batterie. Les noms suggèrent déjà pourquoi ces deux interprétations méritent plus d’attention qu’une introduction interchangeable aux morceaux plus connus qui suivent.
Ces groupes reposent sur la relation entre mouvement collectif et voix individuelles. Une ligne de vent peut soutenir, interrompre ou commenter une autre. Suivre d’abord l’ensemble puis se concentrer sur certains musiciens lors d’une nouvelle écoute est enrichissant. Wild Man Blues et Rosetta se côtoient et laissent la même formation produire plus qu’une impression fugitive. La deuxième face déplace ensuite le centre sans abandonner le caractère de conversation établi au début.
Billie Holiday chante Fine And Mellow, avec Mal Waldron crédité au piano, Danny Barker à la guitare, Jim Atlas à la basse et Jo Jones à la batterie. Les vents documentés comprennent Ben Webster, Coleman Hawkins et Lester Young. Sa voix est donc entourée de fortes personnalités musicales. L’intérêt réside dans le rapport entre récit chanté et contributions instrumentales. Il n’est pas nécessaire de transformer l’interprétation en récit de légende pour comprendre pourquoi cette pièce forme un centre si captivant.
Blues suit avec Pee Wee Russell, Jimmy Giuffre, Danny Barker et Jo Jones. Deux clarinettes, guitare et batterie établissent un autre équilibre que les All Stars précédents. Aucun bassiste n’est indiqué dans ce quartet. Cette répartition invite à une question utile : comment la musique avance-t-elle quand les fonctions familières sont partagées autrement ? Le changement sur une même face encourage à distinguer nombre de musiciens et richesse de conversation. Un groupe plus petit ne signifie pas des possibilités moins nombreuses.

L’ensemble de Basie, le trio de Giuffre et Waldron seul
I Left My Baby ouvre la troisième face avec les All Stars de Count Basie et Jimmy Rushing au chant. Une grande section de vents rencontre piano, guitare, basse et batterie. Freddie Green, Eddie Jones et Jo Jones font partie de cette fondation rythmique. Les vents comprennent notamment Harry Carney, Earle Warren, Lester Young, Coleman Hawkins, Roy Eldridge et Joe Newman. La liste complète figure sous le texte. Elle montre combien d’histoires musicales individuelles peuvent se rencontrer dans un titre, sans exiger de mémoriser tous les noms avant de l’apprécier.
La perspective vocale diffère de Fine And Mellow. Passer de Holiday à Rushing change la personnalité autour de laquelle se rassemble l’ensemble. La comparaison n’a pas à devenir un classement. Il est plus intéressant de considérer la réponse du groupe à une voix particulière et l’influence de cette voix sur la progression. Ainsi écouté, l’album devient une suite de relations entre un interprète central et les musiciens qui l’entourent. Une instrumentation familière peut encore produire un autre équilibre social et musical.
The Train And The River réduit encore l’effectif. Sur l’album, le trio de Jimmy Giuffre réunit Giuffre, Jim Hall et Jim Atlas. Le crédit de Giuffre liste clarinette, ténor et baryton ; Hall joue de la guitare, Atlas de la basse. Cela décrit l’éventail instrumental crédité, pas trois vents joués simultanément. Après le grand ensemble, le rapport entre les lignes devient particulièrement évident. Le trio propose une autre organisation du mouvement et de l’échange, que l’auditeur peut suivre de près.
La quatrième face commence par Nervous, piano solo de Mal Waldron, et finit par Dickie’s Dream avec le retour des All Stars de Basie. Le changement d’échelle se reconnaît facilement : un instrument seul, puis un ensemble. Waldron accompagnait déjà Holiday ; ici, le piano devient le seul centre. Le retour de noms familiers dans d’autres fonctions relie le disque plus fortement qu’une simple liste d’invités célèbres. Dickie’s Dream revient au swing et donne une conclusion collective après le cadre instrumental le plus concentré.
Le double LP Analogue Productions
Cette édition porte la référence AAPJ 111-45. Ses huit titres occupent quatre faces, deux pièces par face. Les deux LP de 180 grammes tournent à 45 RPM. Ryan K. Smith est crédité au mastering chez Sterling Sound à partir de la bande originale trois pistes ; Quality Record Pressings fabrique les disques. Stoughton Printing fournit la pochette gatefold contrecollée traditionnelle. Ces détails identifient la réédition proposée et ne doivent pas être mélangés aux caractéristiques ou crédits d’autres versions.
Quatre faces impliquent aussi plus d’interruptions qu’un LP unique. Ici, les courts groupes de deux morceaux s’accordent naturellement au programme changeant : les deux interprétations de Red Allen, puis Holiday et le quartet de clarinettes, Basie et le trio de Giuffre, enfin Waldron et l’ensemble final. Le format physique donne ainsi plusieurs chapitres distincts. C’est une description pratique du déroulement de cette édition, sans affirmer automatiquement que le 45 RPM améliore tous les aspects de la restitution.
The Sound Of Jazz attire particulièrement lorsqu’une collection commence à dépasser les seuls leaders. Il relie chanteurs, solistes et accompagnateurs sans effacer leurs différences. La liste des titres oriente ; les musiciens suggèrent d’autres découvertes. Qui arrive par Billie Holiday peut repartir intéressé par Waldron ou Webster ; qui connaît Basie découvre à ses côtés la petite formation de Giuffre. Le disque ouvre plusieurs portes tout en restant un programme complet, avec un début, une partie centrale variée et un retour convaincant au jeu d’ensemble.
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Question des clients : Acheter des disques Analogue Productions en Europe
Musiciens
Musiciens et crédits documentés. Les références aux morceaux correspondent à la liste des titres.
- Billie HolidayPortrait existant ; ne représente pas la séancechantParticipation : B1 · Fine And Mellow
- Milt HintonPortrait de référence : 1965basseParticipation : A1, A2
- Pee Wee RussellclarinetteParticipation : A1, A2, B2
- Jo JonesPortrait de référence : 1959batterieParticipation : A1, A2, B1, B2, C1, D2
- Nat PiercepianoParticipation : A1, A2
- Coleman HawkinsPortrait existant ; ne représente pas la séancesaxophone ténor, saxophoneParticipation : A1, A2, B1, C1, D2
- Vic DickensonPortrait existant ; ne représente pas la séancetromboneParticipation : A1, A2, B1, C1, D2
- Henry « Red » AllentrompetteParticipation : A1, A2
- Rex StewarttrompetteParticipation : A1, A2
- Jim AtlasbasseParticipation : B1, C2
- Danny BarkerguitareParticipation : B1, B2
- Mal WaldronPortrait existant ; ne représente pas la séancepiano, solisteParticipation : B1, D1
- Ben WebsterPortrait existant ; ne représente pas la séancesaxophone ténorParticipation : B1
- Lester Youngsaxophone ténor, saxophoneParticipation : B1, C1, D2
- Doc CheathamtrompetteParticipation : B1, C1, D2
- Jimmy Giuffreclarinette, saxophone baryton, saxophone ténorParticipation : B2, C2
- Eddie JonesbasseParticipation : C1, D2
- Freddie GreenPortrait existant ; ne représente pas la séanceguitareParticipation : C1, D2
- Count BasiePortrait existant ; ne représente pas la séancepianoParticipation : C1, D2
- Earle WarrensaxophoneParticipation : C1, D2
- Harry CarneyPortrait existant ; ne représente pas la séancesaxophoneParticipation : C1, D2
- Dickie WellstromboneParticipation : C1, D2
- Frank RehaktromboneParticipation : C1, D2
- Emmett BerrytrompetteParticipation : C1, D2
- Joe NewmantrompetteParticipation : C1, D2
- Roy EldridgePortrait existant ; ne représente pas la séancetrompetteParticipation : C1, D2
- Jimmy RushingchantParticipation : C1
- Jim HallPortrait existant ; ne représente pas la séanceguitareParticipation : C2
Crédits du LP original reportés par titre sur cette édition à quatre faces. Album studio enregistré avant l’émission, et non bande sonore de la diffusion. Les sources secondaires divergent entre le 4 et le 5 décembre ; aucune date exacte de studio n’est affirmée ici. Irving Townsend : production ; Ryan K. Smith / Sterling Sound : mastering à partir de la bande originale trois pistes ; QRP : pressing ; Stoughton : pochette. Les instruments listés pour Giuffre reflètent le crédit, et non un jeu simultané.
Comment Michael entend cette édition
Impression d’écoute · reformulée à partir de la vidéo
Michael recommande expressément cette édition 45 RPM d’Analogue Productions. Il salue sa qualité sonore et la réalisation de cet album de jazz auquel participent des musiciens tels que Count Basie et Billie Holiday. Il ne fait pas de comparaison d’écoute directe avec l’ancienne édition 33⅓ RPM dans ce passage.



















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