Zubin Mehta – Mahler: Symphony No. 3 In D Minor/ Forrester

82,00 € TVA comprise

Ingénieur de mastering
Willem Makkee
Vitesse
33⅓ RPM
2 LP
Poids
180 grammes
Genre
Classical

Stock limité

✓ Expédition sous 1 à 2 jours ouvrés

LabelAnalogue Productions
Numéro de catalogueAAPC 117
GenreClassical
Nombre de disques2

Ce qu’apporte le nettoyage

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UGS : AAPC 117 Catégories : , , ,

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Gatefold · 2 LP

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Le Los Angeles de Mehta : une vaste symphonie à la fin d’une époque

La Troisième Symphonie de Mahler est une œuvre à laquelle il vaut la peine de consacrer du temps. Ses six mouvements traversent des univers nettement différents, du vaste premier mouvement à la danse, aux évocations de la nature, à la voix humaine et au finale lent. Zubin Mehta l’enregistre avec le Los Angeles Philharmonic au Royce Hall de l’UCLA en mars 1978. C’est la dernière année de son mandat de directeur musical de l’orchestre, commencé en 1962. L’enregistrement documente donc un partenariat établi face à une œuvre exigeant un souffle musical commun particulièrement long.

Mehta était très jeune lorsqu’il avait pris ses fonctions à Los Angeles. Seize ans plus tard, le chef et l’orchestre ont noué une relation allant bien au-delà d’une invitation ponctuelle ou d’un court projet discographique. La Troisième Symphonie fournit un cadre éclairant pour considérer cette relation. Elle demande des forces considérables, mais pas une puissance sonore continue. Les transitions entre différentes échelles d’expression comptent tout autant : les voix individuelles par rapport à l’ensemble et la capacité à garder en vue un très long parcours musical.

Maureen Forrester est la contralto soliste. Son lien avec Mahler possède une dimension biographique particulière. Après ses débuts new-yorkais en 1956, elle travaille avec Bruno Walter, lui-même étroitement associé au compositeur. Cette interprétation fait également intervenir les voix féminines du Los Angeles Master Chorale sous Roger Wagner et le California Boys’ Choir sous Douglas Neslund. La liste complète des participants révèle comment la symphonie acquiert de nouveaux moyens d’expression au fil de son déroulement, plutôt que de présenter d’emblée toutes les ressources disponibles.

Il s’agit d’un enregistrement Decca. Ray Minshull le produit, James Lock et Simon Eadon assurant la prise de son. Ce lieu californien accueille une équipe de production associée au label britannique. La référence Analogue Productions AAPC 117 ne doit donc pas suggérer une appartenance à RCA Living Stereo. Elle vient d’une autre histoire d’enregistrement et d’un autre partenariat orchestral, avec un programme musical assez vaste pour occuper deux LP.

Zubin Mehta · 1978 · illustration d’inspiration historique
Zubin Mehta · 1978

De Pan et du monde naturel à la voix humaine

Mahler développe la symphonie durant les années 1890 et l’achève en 1896. À différentes étapes, il associe ses mouvements à des titres programmatiques évoquant Pan, l’éveil de l’été, les fleurs, les animaux et les anges. Ces images peuvent offrir des points d’entrée sans réduire la musique à un récit unique imposé. Elles suggèrent surtout pourquoi l’œuvre juxtapose différentes échelles d’expérience. Une petite figure, une voix lointaine et une immense étendue orchestrale peuvent devenir des parties du même monde musical.

Le premier mouvement occupe un espace exceptionnel. Sur cette édition LP, il dépasse la première face et trouve sa conclusion sur la face B. C’est davantage qu’un détail de présentation : c’est un indice de l’architecture de la symphonie. L’auditeur ne doit pas s’attendre à une brève introduction. Le mouvement constitue une grande structure autonome, après laquelle les cinq autres offrent des perspectives changeantes. La face B contient aussi le Tempo di Menuetto, pour lequel Sidney Harth est crédité au violon solo.

Le troisième mouvement introduit la couleur distinctive du cor de postillon, avec Robert DiVall en soliste. L’instrument et l’impression de distance qu’il crée marquent certains moments caractéristiques de la symphonie, lorsque la musique semble provisoirement venir d’un autre espace. Le quatrième mouvement, « O Mensch! O Mensch! », introduit ensuite la voix de Forrester. Le chant n’est pas un ajout accessoire à une texture orchestrale existante ; son arrivée change les moyens par lesquels l’œuvre s’adresse aux auditeurs.

Le cinquième mouvement réunit contralto, chœur de femmes et chœur de garçons, le familier « Bimm bamm » appartenant à son univers sonore. Le finale redevient purement instrumental et lent. Cette séquence mérite attention : la symphonie ne se termine pas avec son plus grand rassemblement vocal, mais revient à l’orchestre. Un mouvement supplémentaire envisagé un temps pour l’œuvre, « Das himmlische Leben », devient finalement le finale de la Quatrième Symphonie de Mahler. La Troisième dans son intégralité est créée à Krefeld en 1902, sous la direction de Mahler lui-même, plusieurs années après son achèvement.

Maureen Forrester · portrait antérieur, 1963 · illustration d’inspiration historique
Maureen Forrester · portrait antérieur, 1963

Écouter l’ensemble de la construction

Avec une symphonie de cette ampleur, il est tentant de commencer par chercher les passages spectaculaires. Suivre les changements de proportions peut être tout aussi enrichissant. Quand une voix intervient-elle seule, quand au sein d’un groupe et quand dans l’orchestre au complet ? Comment la perspective de l’auditeur change-t-elle lorsqu’une chanteuse apparaît après plusieurs mouvements instrumentaux ? Ces questions ne demandent aucun test comparatif technique. Elles offrent des façons de découvrir progressivement la construction de l’œuvre par l’écoute elle-même.

Forrester est davantage qu’un nom prestigieux supplémentaire sur la pochette. Sa contribution appartient à une partie définie de la partition et à un registre vocal précis : elle chante la partie de contralto dans les quatrième et cinquième mouvements. Les rôles de Harth et DiVall sont elles aussi distinctes. Le premier est associé au violon solo du deuxième mouvement, le second au cor de postillon du troisième. Connaître ces noms permet de suivre plus consciemment certains moments et d’entendre l’enregistrement comme le travail partagé de nombreux participants.

Les chœurs méritent eux aussi d’être nommés individuellement. Le California Boys’ Choir et les voix féminines du Los Angeles Master Chorale sont des ensembles distincts avec des chefs distincts. Dans les listes abrégées d’albums, ces distinctions peuvent disparaître derrière un crédit générique de chœur. Ici, elles aident à expliquer les effectifs mobilisés. L’équipe d’enregistrement compte pour des raisons semblables : une production Decca impliquant Minshull, Lock et Eadon est un document précis, plutôt qu’une séance orchestrale de grande ampleur interchangeable des années 1970.

Les deux LP se lisent à 33⅓ RPM. Cela donne de la place aux six mouvements sur quatre faces et maintient le nombre d’interruptions dans le cadre familier d’un double album. Le premier mouvement reste divisé, ce qu’indique clairement la répartition des faces. Pour une soirée d’écoute, il est utile de considérer les changements comme des points d’arrêt pratiques tout en gardant en tête le parcours musical plus large. La durée des faces constitue une raison concrète de choisir ce format, sans faire de la seule vitesse de rotation un jugement sur la qualité sonore.

Willem Makkee, les bandes Decca et AAPC 117

Willem Makkee assure le mastering et la gravure des laques de cette édition Analogue Productions. L’éditeur indique les bandes originales et une gravure sur Neumann VMS 80, avec un pressage chez Quality Record Pressings. Ces détails identifient le double LP proposé ici. Ils le distinguent des éditions historiques Decca et London, ainsi que du SACD publié séparément. Le fait qu’une même interprétation figure sur plusieurs éditions ne signifie pas que chacune partage un procédé de production identique.

La pochette gatefold à deux compartiments accueille les deux disques et des notes de David Matthews et Henry-Louis de La Grange. Sa présentation comprend également « Pan and Syrinx » de François Boucher au verso. En relation avec les idées programmatiques changeantes de Mahler, le tableau offre une association visuelle séduisante sans fournir une explication obligatoire de toute la symphonie. La présentation donne à l’auditeur des éléments intéressants à explorer entre les faces, en prolongeant l’écoute par une découverte de l’œuvre et de son histoire.

Le premier pressage Analogue Productions est documenté à 200 grammes ; les pressages ultérieurs et la description actuelle de l’éditeur indiquent 180 grammes. La version à laquelle appartient un exemplaire doit être déterminée par l’examen du disque lui-même. Pour choisir l’interprétation, la distribution fixe, la date d’enregistrement de mars 1978 et la gravure de Makkee sont des repères plus fondamentaux. Cela permet de distinguer l’identité musicale des caractéristiques physiques pouvant varier entre séries de pressage.

C’est un disque pour ceux qui sont prêts à accorder à une symphonie une part importante d’une soirée. Il permet de suivre la construction inhabituellement vaste de Mahler à travers le travail d’un groupe de musiciens clairement identifié. La longue relation de Mehta avec Los Angeles, l’expérience mahlérienne de Forrester et les contributions des chœurs et des solistes instrumentaux donnent à l’enregistrement sa place historique. La réédition permet de retrouver ce témoignage sous forme de double album complet, prêt à être abordé au rythme de l’auditeur.

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Musiciens

Participants et état documenté des crédits. Les références aux morceaux correspondent à la liste des titres.

  • Zubin MehtadirectionParticipation : musiciens de l’album
  • Los Angeles PhilharmonicorchestreParticipation : musiciens de l’album
  • Maureen ForrestercontraltoParticipation : IV, V
  • Los Angeles Master ChoralechœurParticipation : V · chef : Roger Wagner
  • California Boys’ Choirchœur de garçonsParticipation : V · chef : Douglas Neslund
  • Sidney Harthviolon soloParticipation : II
  • Robert DiVallcor de postillonParticipation : III
  • Roger Wagnerchef de chœurParticipation : V
  • Douglas Neslundchef de chœurParticipation : V

Enregistré en mars 1978, Royce Hall, UCLA, Los Angeles. Producteur : Ray Minshull ; ingénieurs du son : James Lock et Simon Eadon. Gravure des laques AP : Willem Makkee ; pressé chez Quality Record Pressings. Les crédits des chœurs et solistes suivent l’enregistrement Decca ; l’aperçu des quatre faces comprend les six mouvements.

Informations complémentaires

Poids 0,7 kg

Musiciens

Participants et état des crédits documentés. Les références aux pistes correspondent à la liste des titres.

  • Zubin Mehtachef d’orchestreParticipation : musiciens de l’album
  • Los Angeles PhilharmonicorchestreParticipation : musiciens de l’album
  • Maureen ForrestercontraltoParticipation : IV, V
  • Los Angeles Master ChoralechœurParticipation : V · chef : Roger Wagner
  • California Boys' Choirchœur de garçonsParticipation : V · chef : Douglas Neslund
  • Sidney Harthviolon soloParticipation : II
  • Robert DiVallcor de postillonParticipation : III
  • Roger Wagnerchef de chœurParticipation : V
  • Douglas Neslundchef de chœurParticipation : V

Enregistré en mars 1978, Royce Hall, UCLA, Los Angeles. Producteur : Ray Minshull ; ingénieurs du son : James Lock et Simon Eadon. Gravure des laques AP : Willem Makkee ; pressé chez Quality Record Pressings. Les crédits du chœur et des solistes suivent l’enregistrement Decca ; la présentation des quatre faces comprend les six mouvements.


Face A

  • A · I. Kräftig (part 1)

Face B

  • B · I. (conclusion) · II. Tempo di Menuetto

Face C

  • C · III. Comodo · IV. Sehr langsam – Misterioso „O Mensch! O Mensch!“

Face D

  • D · V. „Bimm bamm“ · VI. Langsam