Willie Dixon & Memphis Slim – Willie’s Blues (Stereo)

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Ingénieur de mastering
Vitesse
33⅓ RPM
Source
Bandes master originales
Poids
180 grammes
Pressage
Quality Record Pressings
Genre
Blues

Sur commande

LabelAnalogue Productions (Prestige)
Numéro de catalogueAPRJ 1003
GenreJazz
Nombre de disques1

Ce qu’apporte le nettoyage

Sur demande, nous lavons votre disque avant l’expédition dans notre machine à ultrasons Klaudio, puis nous le contrôlons à l’œil. D’après mon expérience, cela vaut aussi la peine pour les disques neufs : le pressage peut laisser des résidus, et un sillon propre ménage votre cellule.

Pour cela, nous ouvrons le film — le disque arrive lavé dans votre colis. À partir de 5 € par disque, selon l’album.

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UGS : APRJ 1003 Catégories : , , , ,

L’auteur-compositeur passe au premier plan

Le nom de Willie Dixon se trouve derrière certaines des chansons les plus connues du blues de Chicago. Hoochie Coochie Man, Spoonful et Little Red Rooster font partie de ces compositions rendues célèbres par d’autres chanteurs. Willie’s Blues ouvre une autre porte : Dixon se tient lui-même au microphone et joue aussi de la contrebasse. Ce n’est pas un défilé rétrospectif de ses succès les plus célèbres. Le disque présente l’auteur comme musicien interprète dans un petit groupe, mettant en avant une personnalité que beaucoup d’auditeurs ont d’abord rencontrée par la voix d’un autre.

La séance a lieu le 3 décembre 1959 au studio de Rudy Van Gelder à Englewood Cliffs. Pour Dixon, étroitement associé à Chess depuis le début des années 1950, cela signifie travailler dans un autre cadre d’enregistrement. L’album paraît sous la référence BVLP 1003 chez Bluesville, la marque blues de Prestige, et est reconnu comme son premier album sous son propre nom. Esmond Edwards supervise la production et Dale Wright fournit les notes de pochette. Le lien avec Prestige explique aussi ce cadre intriguant : un architecte central du blues de Chicago entre dans un univers discographique que de nombreux collectionneurs associent d’abord au jazz.

Memphis Slim est à ses côtés au piano. Leur histoire commune remonte bien avant cette date ; ils avaient déjà travaillé ensemble durant les années 1940. Ce passé compte davantage pour le caractère du disque que l’idée d’un chanteur soutenu par un groupe réuni à la hâte. Voici deux musiciens au vocabulaire commun et aux responsabilités différentes. Dixon fournit l’essentiel des chansons, la voix et l’assise de la contrebasse ; Slim apporte un contrechant au piano et deux compositions personnelles. Leur relation forme le centre de l’album sans réduire les autres interprètes à un rôle décoratif.

Willie Dixon · vers 1959 · illustration d’inspiration historique
Willie Dixon · vers 1959

Memphis Slim et le groupe de cinq musiciens

Memphis Slim est né John Len Chatman. Son nom de scène évoque ses origines du Tennessee, bien qu’une partie substantielle de sa carrière se soit développée à Chicago. Sur Willie’s Blues, il participe comme pianiste. Cette distinction compte lorsqu’on compare le disque à des albums où il occupe aussi le devant de la scène vocale. Ici, l’attention peut porter sur la manière dont un pianiste de blues accompagne une autre voix : figures rythmiques, réponses harmoniques, brèves interjections et équilibre entre jeu actif et espace. Un véritable dialogue ne nécessite pas un duo vocal formellement annoncé.

Dixon joue lui-même de la contrebasse. Sa responsabilité est donc double : il livre les paroles tout en contribuant à établir la pulsation dont dépend le groupe. Cela distingue la séance d’un disque vocal où le chanteur se tient au-dessus d’un accompagnement entièrement séparé. Une voie d’écoute enrichissante mène de la voix vers la contrebasse, puis au piano. Elle fait ressortir le lien étroit entre récit mélodique, accompagnement et continuité rythmique. La souplesse de la musique émerge de l’interaction de ces couches plutôt que d’une partie isolée.

Wally Richardson à la guitare et Gus Johnson à la batterie complètent la section rythmique. Le saxophoniste ténor est identifié dans la documentation de séance et du disque comme Al Ashby. Ces cinq musiciens constituent la distribution documentée. Saxophone et guitare offrent deux réponses très différentes entre les lignes vocales : le son tenu d’un instrument à vent, porté par le souffle, et l’attaque plus nettement définie d’une corde pincée. Le piano de Slim peut dialoguer avec l’un comme avec l’autre. Le groupe possède donc assez de couleurs pour donner de la variété à douze pièces sans faire appel à une grande section de vents ni à une orchestration élaborée.

Pour ceux qui connaissent surtout Dixon comme producteur et auteur-compositeur, cette attention à la distribution est particulièrement utile. Son travail implique davantage qu’un ensemble de mots et de mélodies pouvant être confiés à n’importe quel interprète. Il reflète aussi une compréhension des voix, des instruments et de leur place dans une chanson. Willie’s Blues rend cette relation accessible dans un ensemble dont les parties individuelles sont faciles à suivre. Le disque invite à regarder autrement un nom familier : Dixon comme chanteur, contrebassiste et partenaire musical, autant que comme signature sous une composition classique.

Memphis Slim · vers 1959 · illustration d’inspiration historique
Memphis Slim · vers 1959

Douze chansons, plusieurs points de vue

Nervous ouvre la première face, suivi de Good Understanding et That’s My Baby. Ces titres abordent l’incertitude, les relations et l’affirmation de soi, autant de thèmes du quotidien dont émergent tant d’histoires de blues. Dixon a écrit dix des douze pièces. Son rôle d’auteur donne au programme un centre constant, sans exiger que chaque chanson adopte la même attitude. Une ligne peut être chantée comme une plainte ou une déclaration, avec insistance ou une pointe d’humour. Prêter attention au rapport changeant entre langage et expression peut être plus révélateur que de réduire le blues à son seul cadre harmonique.

Slim’s Thing introduit une composition du pianiste. That’s All I Want Baby, Don’t You Tell Nobody et Youth to You suivent, portant la première face à sept morceaux. Une succession de pièces relativement compactes place différentes situations côte à côte. Cela aide à diriger l’attention vers le groupe : le début d’une nouvelle chanson, l’entrée du chanteur et la manière dont les instruments assument un autre rôle deviennent autant de points de comparaison utiles. Les formes musicales récurrentes n’empêchent pas les chansons individuelles de posséder des caractères distincts, et ce programme donne tout le loisir de remarquer les différences.

La seconde face commence par Sittin’ and Cryin’ the Blues. Elle se poursuit avec Built for Comfort et I Got a Razor avant que Slim n’apporte sa seconde composition, Go Easy. Move Me clôt l’album. Built for Comfort est un titre particulièrement expressif dans l’interprétation de Dixon lui-même : autoportrait et humour appartiennent au monde émotionnel du blues aussi sûrement que désir et perte. L’album permet à ces attitudes de coexister. Il n’a pas besoin d’une intrigue dramatique unique pour former un portrait cohérent de son principal auteur et interprète.

Les deux compositions de Memphis Slim sont donc davantage qu’la contribution de courtoisie d’un invité. Elles donnent une substance musicale à l’affiche partagée de cette édition et rappellent qu’un partenariat dépend aussi des idées indépendantes de l’autre musicien. Dixon reste la voix centrale, tandis que le disque laisse place à une autre approche de la composition. Cette qualité est précieuse pour les collectionneurs qui s’intéressent à davantage qu’au plus grand nombre possible de titres familiers. La séance offre un exemple tangible de relation entre musiciens, exprimée autant par l’écriture que par l’interprétation.

Bluesville en stéréo, avec de la place pour une face complète

Analogue Productions identifie cette édition stéréo sous la référence APRJ 1003. Kevin Gray est crédité pour le mastering à partir des bandes analogiques originales, et Quality Record Pressings fabrique le disque. La description actuelle du label indique un vinyle de 180 grammes et une pochette contrecollée ; des éditions antérieures étaient proposées sur vinyle de 200 grammes. La parution appartient au programme de rééditions Prestige et Bluesville soigneusement présenté, préservant un album historique complet dans son contexte musical. Son attrait ne se limite pas à rendre un titre célèbre de nouveau disponible. Elle maintient aussi la forme de la rencontre qui a produit la musique.

Le LP simple se lit à 33⅓ RPM. Avec douze pièces généralement compactes, cette organisation convient : une succession de chansons peut se déployer avant de retourner le disque. Les deux faces ne contiennent pas le même nombre de morceaux, mais l’ordre reste une composante naturelle de l’expérience d’écoute. Chaque nouvelle pièce apporte un modeste changement de perspective dans le mouvement familier d’un album. Le format maintient Dixon, Slim et leurs partenaires ensemble au fil d’un programme soutenu, rendant la séance accessible comme un tout plutôt que de la diviser en une série de plages d’écoute plus courtes.

Willie’s Blues possède une place distincte dans une collection de blues, aux côtés des grands enregistrements Chess. Il présente l’un des auteurs les plus importants de cette musique comme chanteur et contrebassiste, en étroit partenariat avec Memphis Slim et un groupe clairement défini. Son environnement Prestige n’éloigne pas la séance du blues. Il montre avec quel naturel ce langage musical peut habiter ce cadre : personnel, collaboratif et plein de petites distinctions entre une ligne, la réponse qu’elle reçoit et l’entrée suivante. Ces relations donnent à l’album un intérêt durable au-delà de la familiarité du nom de Dixon.

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Musiciens

Participants et état documenté des crédits. Les références aux morceaux correspondent à la liste des titres.

  • Willie Dixonchant, contrebasseParticipation : musiciens de l’album
  • Memphis SlimpianoParticipation : musiciens de l’album
  • Al Ashbysaxophone ténorParticipation : musiciens de l’album
  • Wally RichardsonguitareParticipation : musiciens de l’album
  • Gus JohnsonbatterieParticipation : musiciens de l’album

Enregistré par Rudy Van Gelder, Englewood Cliffs, 3 décembre 1959. Supervision : Esmond Edwards. Notes de pochette : Dale Wright. Mastering AP : Kevin Gray. Le nom Al Ashby reprend le crédit de séance documenté ; l’identification à Harold Ashby n’est pas confirmée.

Informations complémentaires

Poids 0,7 kg

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Musiciens

Participants et état des crédits documentés. Les références aux pistes correspondent à la liste des titres.

  • Willie Dixonchant, contrebasseParticipation : Musiciens de l’album
  • Memphis SlimpianoParticipation : Musiciens de l’album
  • Al Ashbysaxophone ténorParticipation : Musiciens de l’album
  • Wally RichardsonguitareParticipation : Musiciens de l’album
  • Gus JohnsonbatterieParticipation : Musiciens de l’album

Enregistré par Rudy Van Gelder, Englewood Cliffs, le 3 décembre 1959. Supervision : Esmond Edwards. Notes de pochette : Dale Wright. mastering AP : Kevin Gray. Al Ashby suit le crédit de séance documenté ; l’identification à Harold Ashby n’est pas confirmée.


Face A

  • A1 · Nervous
  • A2 · Good Understanding
  • A3 · That’s My Baby
  • A4 · Slim’s Thing
  • A5 · That’s All I Want Baby
  • A6 · Don’t You Tell Nobody
  • A7 · Youth To You

Face B

  • B1 · Sittin’ And Cryin’ The Blues
  • B2 · Built For Comfort
  • B3 · I Got A Razor
  • B4 · Go Easy
  • B5 · Move Me